Au cœur du désert d’Atacama, silencieuse et mystérieuse, se dresse Humberstone. Cette ville fantôme, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, raconte plus qu’une simple histoire minière : c’est un récit vivant de l’âge d’or du salpêtre. Ces années où le Chili était le principal producteur mondial de ce minéral stratégique. Chaque bâtiment délabré, chaque rue déserte murmure les souvenirs d’une communauté ouvrière qui a façonné l’économie d’une nouvelle nation, le Chili moderne.
Découvrir Humberstone, c’est entreprendre un voyage dans le temps empreint de mélancolie et de beauté austère, au cœur d’un patrimoine industriel unique. Dans cet article, nous aborderons une brève partie historique, les endroits à ne pas manquer à Humberstone avant de terminer par le côté logistique (comment y aller, où dormir…) Alors, que vous soyez passionné d’histoire, amateur de décor post-apocalyptique ou voyageur en quête d’expériences hors du commun, ce guide vous plongera au cœur de Humberstone afin de vous révéler tous ses secrets.

Histoire d’Humberstone : d’une firme prospère à une ville fantôme
✴ Le salpêtre : l’or blanc qui a façonné une nation
Avant d’évoquer Humberstone, il faut d’abord comprendre ses origines. Tout commence par l’existence d’un composé chimique particulier dont l’exploitation commença dans les années 1830… En effet, le désert d’Atacama renferme une ressource naturelle unique au monde appelée nitrate de sodium. Ce sel de nitrate de métal alcalin, également connu sous le nom de salpêtre du Chili, possède de multiples usages :
- agricole. Grâce à ses propriétés fertilisantes (engrais), il a révolutionné le secteur agraire planétaire en permettant d’augmenter les rendements.
- militaire. Composant essentiel dans la fabrication d’explosifs, le salpêtre a joué un rôle stratégique au niveau militaire.
Au milieu du XIXème siècle, le salpêtre devient alors un des trésors les plus précieux du monde. Mais les caliches, autrement dit les gisements naturels contenant le nitrate, sont éparpillés dans le désert d’Atacama. Cette région, alors partagée entre le Chili, la Bolivie et le Pérou, deviendra rapidement l’épicentre mondial de l’extraction du salpêtre.
Néanmoins, chacun des pays souhaitant le monopole de l’or blanc, cette richesse minière entraînera la guerre du Pacifique, ou guerre du salpêtre (1879-1884). La carte de l’Amérique du Sud est même redessinée à l’issue de ce conflit géopolitique. En annexant la province péruvienne de Tarapacá et en privant la Bolivie de l’accès à l’océan, le Chili devient alors le premier producteur mondial de salpêtre naturel en contrôlant les 3/4 des gisements.
Jusqu’en 1930, le Chili connu une croissance économique fulgurante, nommée le cycle du salpêtre. Les revenus générés par l’exportation du nitrate ont permis de financer la modernisation du pays : développement urbain et ferroviaire, réforme éducative. Malheureusement, la fabrication artificielle de nitrates début 1900 signa le déclin progressif de l’industrie chilienne traditionnelle. Rajoutez à cela, la Première Guerre mondiale puis la Grande Dépression pour que l’apogée du salpêtre ne reste qu’un lointain souvenir !
✴ La naissance de Humberstone : une cité minière née au milieu du désert
Durant l’âge d’or du salpêtre, de nombreuses exploitations sortirent de terre dans la région d’Atacama : les oficinas salitreras. Ces villes minières étaient construites autour de l’extraction/traitement du salpêtre tout en conciliant une vie communautaire. Entièrement autonomes, elles disposaient d’infrastructures diverses à destinations des ouvriers et de leurs familles (école, théâtre, épicerie, hôpital…). La mine de Santiago de Humberstone et Santa Laura, représentent l’exemple le plus complet et le mieux préservé de ces oficinas.
Fondée en 1872 sous le nom de « La Palma », cette cité ouvrière fut rebaptisée Humberstone en 1925 en l’honneur de James Humberstone, un chimiste britannique qui révolutionna l’industrie du salpêtre au Chili. À son apogée, la ville abritait près de 3 500 habitants.
Au-delà du côté industriel, la singularité de l’âge d’or du salpêtre réside aussi dans l’apparition d’une identité culturelle unique dans le désert d’Atacama. En effet, des milliers d’ouvriers chiliens, péruviens et boliviens vécurent et travaillèrent dans ces usines. Grâce à ce mélange d’influences ethniques, les pampinos, habitants de la Pampa, créèrent des communautés urbaines originales. Ces dernières se distinguaient par leur langage, leurs expressions artistiques, leurs coutumes et leurs organisations.
Bien que les pampinos travaillaient dans un environnement hostile, ils n’étaient pas payés en monnaie locale. Ils recevaient leurs salaires en « fichas », des bons ou des jetons uniquement valables dans l’épicerie de la compagnie minière pour laquelle ils bossaient. Cette dépendance économique alliée aux conditions de labeurs extrêmement difficiles vit émerger des mouvements ouvriers. Considérés comme des pionniers de lutte sociale, les pampinos marqueront donc l’histoire par leurs impacts significatifs sur les réglementations du travail au Chili et à l’international. Suite au déclin salpétrier, Humberstone finit par fermer définitivement ses portes en 1960, abandonnée par ses derniers habitants.
Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, Humberstone est aujourd’hui bien plus qu’un simple site historique : c’est un témoignage vivant d’une page assez méconnue de l’histoire chilienne.
Une journée à Humberstone : quoi voir ?
Santiago Humberstone et Santa Laura doivent être visitées conjointement car elles sont complémentaires. La première dévoilera principalement les stigmates d’une ville minière tandis que la deuxième nous livrera les vestiges des installations de production du salpêtre.
C’est la première fois que nous découvrons une ville fantôme alors nous sommes impatients de partir explorer les lieux. Le site d’Humberstone s’étend sur plus de 200 hectares et comprend plusieurs zones distinctes. A l’entrée du site se trouve un petit musée présentant divers objets d’époques, des photographies et des documents. Dernièrement, un nouveau projet muséographique a vu le jour : le musée de la céramique, du verre et de la porcelaine d’Humberstone. Nous vous conseillons vivement de prendre un peu de temps dans ces lieux. Ils seront une bonne introduction pour s’imprégner de l’histoire de cette ville abandonnée.
✴ Le secteur urbain d’Humberstone : quartier résidentiel et bâtiments communautaires
La partie dédiée aux habitations est très intéressante puisqu’elle reflète la microsociété, avec sa hiérarchie sociale, qu’abritait Humberstone. Les travailleurs hauts placés disposaient de jolis mobiliers dans des maisons aisées avec une cour intérieure. Les ouvriers mariés avaient droit à certains privilèges que ceux, célibataires, ne possédaient pas comme une salle de bain privée et une maison plus grande. C’était très étrange de pénétrer dans ces logements qui ont été le lieu de vie de nombreuses personnes dont seuls les objets poussiéreux et oxydés par le temps en sont les témoins.
Nous avons ensuite continué d’arpenter les rues en découvrant la piscine municipale, le terrain de jeux, le club…Ehh oui, c’est avec surprise que nous avons trouvé une salle de bal avec son bar sculpté en bois !






Puis, notre errance nous a mené à une grande place centrale cintrée de bâtiments communautaires. Nous avons visité l’hôtel, l’hôpital où tous les soins des ouvriers étaient intégralement pris en charge par le bureau du salpêtre, ou encore le théâtre. Avec sa façade en bois et son intérieur art déco, nous avons été ébahis ! D’immenses rideaux rouges, des murs bleus-verts et de magnifiques sièges en bois…une vraie beauté en plein milieu du désert chilien.
La pulperia, ou marché couvert, est aussi un endroit symbolique à ne pas louper. Ce magasin polyvalent proposaient toute une gamme de produits quotidiens que les habitants pouvaient se procurer. Mais rappelez-vous, le système financier salarié mis en place par les mines. Ici, on paye en jetons dont la valeur légale est valable dans l’enceinte de la mine qui l’a produit et que les travailleurs peuvent utiliser seulement à la pulpería. Pas question de faire ses courses à Iquique !
Allez hop, un p’tit arrêt à l’école avant de poursuivre vers la partie usine. Restée dans son jus, les pupitres en bois ne supportent plus les livres scolaires et le plancher grince sous nos pas. Quant à la cour, elle n’accueille plus les rires d’enfants mais seulement le bruit métallique de la balançoire frappée par le vent.




✴ Le secteur industriel : l’ancienne usine de Salpêtre
Sans aucun doute, le secteur qui nous a le plus intrigués. La route en sable qui y mène est jonchée de part et d’autre d’outillages en tout genres. Arrivés sur place, nous avons découvert d’énormes bâtiments industriels dont la centrale électrique, les ateliers ferroviaires, la fonderie, et l’immense cheminée trônant au milieu du site. A chaque endroit où nous avons posé les yeux, nous avons remarqué que le temps avait fait son oeuvre. Les tôles sont oxydées, trouées laissant ainsi transpercer les rayons du soleil sur ces lieux désertés.






D’un hangar à un autre, le temps s’est véritablement figé. Les outils recouverts d’une épaisse couche de poussière, n’ont pas bougé depuis des décennies. Cette configuration laisse une sensation assez étrange, presque glauque ! Comme si les lieux avaient été quittés à la hâte, abandonnés à la va-vite où le temps avait manqué pour emporter ses affaires.




✴ Panorama sur la ville déserte d’Humberstone
Non loin de ces bâtiments, il y a un petit promontoire offrant un point de vue sur Humberstone et les alentours. De là, nous devons admettre que nos pensées se sont égarées…Nous avons imaginé le bruit des machines en marche pour extraire le salpêtre, les hommes s’affairant pour remplir les wagons sous une chaleur écrasante la journée ou glaciale la nuit, le bruit du train traversant une ville remplie de femmes et d’enfants…Puis le bruit du vent frappant les tôles, nous a ramené à la réalité.
Comment toute cette vie a pu à la fois se construire et prospérer dans un des déserts les plus arides du globe ? Tant de résilience dans cet environnement inhospitalier. Il n’y a pas de mots pour exprimer tout le respect que nous avons ressenti envers les pampinos à ce moment là.

✴ Santa Laura : découverte d’un site industriel unique
L’ancienne cité minière de Santa Laura est située à environ 1,5km d’Humberstone. Plus petite que sa consoeur, 450 âmes la peuplaient. Malheureusement, la plupart de ses quartiers résidentiels ont été démantelés à l’exception de quelques bâtisses. A ce jour, la force de Santa Laura réside dans la conservation intacte de la broyeuse à salpêtre et le bâtiment de lixiviation. Pour faire très simple, c’est l’extraction du salpêtre par lessivation. C’est un site historique vraiment remarquable puisqu’il incarne la saga industrielle fascinante du secteur minier nitrier.
Vous pourrez aussi y apercevoir de vielles traces ferroviaires. Durant l’ère du salpêtre, le développement des chemins de fer était intimement lié à l’exploitation des gisements de nitrate dans le désert d’Atacama. En effet, ces infrastructures étaient essentielles pour transporter le salpêtre des mines vers les ports d’exportation. Par exemple, la voie ferrée de Tarapaca connectait les oficinas salitreras (= usines de traitement du salpêtre), permettait le transport des travailleurs et du matériel et couvrait une zone s’étendant de Iquique à Pisagua.
BON A SAVOIR︱De passage à Iquique, ne manquez pas la grande fresque murale visible dans l’ancien district ferroviaire. Inaugurée en mars 2025, elle permet de valoriser la mémoire du quartier et ses racines tout en préservant le patrimoine culturel du nord Chili. La plupart des habitants sont issus de la culture pampinos. Alors n’hésitez pas à faire un brin de causette avec eux. Adresse : calle José Emilio Amigo, Iquique.


Comment préparer sa visite à Humberstone – guide pratique
✴ Où se trouve la ville fantôme d’Humberstone ?
Humberstone est située à environ 50 km à l’Est d’Iquique dans la Pampa de Tamarugal, région de Tarapacá. D’ailleurs, les racines du mot pampinos sont tirées du nom pampa. Partie intégrante du désert d’Atacama, nous voici dans un des environnements les plus hostiles de la planète ! En effet, le climat dans cette zone du désert d’Atacama est extrême, avec des températures qui peuvent varier considérablement :
- Juin à août (hiver austral) : Les températures sont plus clémentes (15-20°C en journée), mais les nuits peuvent être très froides. C’est une bonne période pour éviter la chaleur écrasante.
- Décembre à février (été austral) : Les températures peuvent atteindre 35°C, rendant la visite éprouvante, surtout entre 11h et 15h.
- Mars-mai et septembre-novembre (saisons intermédiaires) : Probablement le meilleur compromis, avec des températures agréables et une affluence touristique modérée.
Lors d’un voyage au Chili, nous vous invitons à prendre en compte le climat. Plus d’infos sur le sujet du climat au Chili dans notre guide pratique.

✴ Comment aller à Humberstone ?
Humberstone est facilement accessible depuis Iquique, une ville côtière qui sera une base idéale pour explorer la région :
- en tour organisé : il y a pas mal d’agences à Iquique qui proposent des tours à la demi-journée ou à la journée. Transport et guide inclus.
- en transport public : une des options les moins chères. A la portion de la rue Barros Arana entre les intersections des rues Vicente Zegers et Almirante Latorre se trouvent plusieurs compagnies de bus les unes à côté des autres qui desservent Humberstone plusieurs fois par jour. Par exemple, des bus à destination finale de Pica ou Arica marquent un arrêt à Humberstone. Par contre, depuis la gare routière, la plupart des trajets s’arrêteront à Pozo Almonte, un bourg à quelques km d’Humberstone. Pour les voyageurs addicts à la planification, nous vous conseillons de réserver vos billets de transports en ligne via 12go.co. Hyper simple d’utilisation, les tickets sont réservés en un clin d’oeil.
- en taxi : attention au porte monnaie car les prix peuvent vite s’envoler.
- en stop : gratuit, c’est la solution la plus économique d’autant plus que le stop au Chili marche très bien. D’ailleurs, notre expérience en stop entre San Pedro d’Atacama et Iquique est un excellent souvenir.
- en voiture de location : pour un voyage au Chili empreint d’autonomie et de liberté, c’est le top. Trouver une voiture de location au Chili.
✴ Combien coûte une visite à Humberstone ?
Actuellement, le prix d’entrée à Humberstone et Santa Laura est fixé à 6000 pesos chiliens par adulte (environ 6€ selon le taux de change), 4000/enfant jusqu’à 7 ans. Ouvert tous les jours de 9h à 18h (sauf le 1er janvier), les lieux sont moins fréquentés en semaine qu’en week-ends.
Pour une visite complète et sans précipitation, prévoyez :
- 2 à 3 heures pour Humberstone seule
- 4 à 5 heures avec Santa Laura
- Une journée entière si vous souhaitez explorer d’autres attractions de la région notamment les géoglyphes de Pintados et le géant d’Atacama.
✴ Nos conseils pour une visite réussie
Afin de profiter pleinement d’une visite à Humberstone, pensez à prendre quelques indispensables. Les risque de déshydration, insolation, mal d’altitude sont à prendre en compte. Se munir d’une casquette/chapeau, crème solaire (indice élevé), lunette de soleil, foulard pour se protéger des bourrasques de poussière et beaucoup d’eau sont primordiales. Nous vous conseillons d’emporter au minimum 2L d’eau par personne, la chaleur dans le désert est accablante. Quant à l’altitude prenez le temps de vous acclimater. Humberstone est a une altitude modérée mais si certains symptômes apparaissent, redescendez immédiatement.
Face à ces divers aléas, même mineurs, souscrire une assurance voyage avant de partir au Chili est essentiel. Grâce à notre partenariat avec Chapka, vous pouvez partir l’esprit tranquille en bénéficiant de 5% de réduction sur l’assurance voyage moins de 3 mois. Plutôt cool, non ?

∼ Tourisme responsable à Humberstone et Santa Laura
Malgré son classement au patrimoine mondial, Humberstone et Santa Laura font face à de nombreux défis de conservation. L’inscription sur la liste du patrimoine en péril de l’UNESCO en 2005 visait justement à attirer l’attention internationale sur l’urgence de préserver ces lieux hors du commun.
Les droits d’entrée que vous payez contribuent directement à l’entretien et à la restauration du site géré par la Corporación Museo Del Salitre. Depuis quelques années, des travaux importants ont été entrepris pour stabiliser certaines structures et améliorer l’expérience des visiteurs, tout en préservant l’authenticité des lieux. Par exemple, en 2025, il est question de restaurer en respectant l’architecture originale la polyclinique de la salitera Santa Laura. Tous ces efforts de conservation ont contribué au retrait de ces deux sites de la liste du patrimoine en péril en 2019. Aujourd’hui, ils permettent de continuer à valoriser le patrimoine salitre.
En tant que voyageur responsable, votre visite peut aider positivement à la préservation d’Humberstone. Voici quelques recommandations :
- Respectez les parcours balisés et n’entrez pas dans les bâtiments fermés au public pour des raisons de sécurité.
- Ne prélevez aucun « souvenir » sur place, même s’il s’agit d’objets qui semblent abandonnés ou sans importance.
- Photographiez sans toucher aux structures fragiles ou aux objets exposés.
- Emportez vos déchets avec vous.
- Soutenez l’économie locale en utilisant les services de guides locaux.
BON A SAVOIR︱Tous les ans est organisé la semaine du salpêtre. Humberstone devient le théatre de commémorations et d’animations afin de rendre hommage aux pampinos. A ne pas manquer si vous êtes dans le secteur.
✴ Hébergements à proximité d’Humberstone
Il n’y a pas de logements à Humberstone même. Voici donc une liste de bonnes adresses du plus proche au plus éloigné :
- Salitre Spa : géré par un particulier, l’établissement est en plein coeur de Pozo Almonte, le bourg le plus près d’Humberstone. Accueil chaleureux, cuisine partagée, petit budget. Réserver un hôtel à Pozo Almonte.
- El Huarango eco-retreat : notre coup de coeur. Niché au milieu du désert à une vingtaine de km d’Humberstone, cette retraite écologique est un lieu vraiment atypique. La cuisine est réalisée au four solaire, les chambres sont entièrement autonomes construites en matériaux recyclés mais sans rogner sur le confort. Il y même une lucarne pour admirer la voie lactée depuis son lit. Ce refuge en plein désert sera une bulle de bien-être parfaite pour une pause en harmonie avec la nature. Réservez une nuit insolite à El Huarango eco-retreat.
- Hostal Aloha Inn : l’avenue Baquedano à Iquique possède une forte valeur historique avec ses bâtiments construits sous l’époque du salpêtre. L’hostal est implanté dans une de ces demeures pleines de caractères. Les chambres sont à prix doux vu l’emplacement, et le roof top permet d’apprécier la beauté de cette rue. Réservez une nuit à l’hostal Aloha Inn.
- Backpacker’s Hostel Iquique : idéal pour les voyageurs à petit budget. Nous avons adoré l’ambiance décontractée et le roof top vue sur océan est un pur bonheur. Réserver maintenant une nuit au Backpacker’s Hostel Iquique.
Pour ceux qui voyagent en autonomie, la camping sauvage au Chili est assez facile. Nous avons planter la tente à différents endroits notamment non loin d’Humberstone (la vue était plutôt sympa, non ?). Evidemment, on n’oublie pas la règle d’or : zéro déchets derrière soi.

Humberstone : mémoire et réflexion
Ce lieu emblématique, devenu un symbole important du tourisme culturel chilien, a vraiment marqué notre voyage au Chili. Au-delà du côté mystérieux de parcourir une véritable ville fantôme, Humberstone est fascinant de part son histoire : celle d’une communauté née au cœur d’un désert, celle d’une industrie qui a transformé l’économie chilienne. Néanmoins, ce lieu de mémoire amène aussi à la réflexion sur l’exploitation des ressources naturelles et leurs impacts écologiques….
➳ Racontez-nous en commentaire, si vous avez déjà visité une ville fantôme. Si oui, où était-ce ? Ou alors, aimeriez-vous le faire ? Pour rester dans l’esprit minier, nous vous invitons à lire notre article sur la visite éprouvante des mines de Potosi en Bolivie ou d’une manière plus générale, nos aventures en Amérique du Sud.
✧ Cet article comporte des liens affiliés. Ainsi, si vous passez par ces liens, nous toucherons une petite commission sans que vous ne déboursiez un centime de plus. Cela nous soutiendra dans la création de nos articles qui sont des ressources mises à votre disposition gratuitement. Alors, si vous avez trouvé votre bonheur, n’hésitez pas à nous donner un p’tit coup de pouce. Merci. ✧

Vous avez aimé notre article sur Humberstone ?
Alors épinglez-le sur Pinterest et abonnez-vous à notre compte.
WOJCIECHOWSKI Philippe
5 novembre 2023C’était il y a 45 ans. La valorisation (mise en scène) touristique n’existait pas. Nous avons » jeté » un coup d’œil sur presque toutes les villes fantômes au bord de la route Panaméricaine … une seule avait encore un minimum d’activité. Il est difficile d’imaginer l’importance du salitre qui, dans les années 1940-50 était (à part le fumier) le seul engrais utilisé. J’ai connu, sans en comprendre leur signification, les grandes affiches peintes à la main sur beaucoup de maisons en France, qui vantaient les qualités du Salpêtre du Chili ! Cependant, il est à signaler que dans ces exploitations, la vie du simple ouvrier n’était pas » rose « , il existait même , des monnaies (ou même bons d’achats) spécifiques, non négociable ailleurs … ce qui » enchaînait » les ouvriers au désert. A part cela le complexe hôtelier, alors flambant neuf de la presqu’ île Cavancha d’ Iquique était excellent !
Les Loulous
17 novembre 202345 ans en arrière, Humberstone devait avoir encore plus l’aspect d’une ville fantôme. Même si elle est aujourd’hui « touristisée », si je peux dire, cela permet néanmoins de conserver ce patrimoine et de mieux comprendre, pour nous étranger, l’histoire du salpêtre. Mais également de nous rendre compte de la dure vie infligée aux ouvriers à l’époque.